Vers 1830, le professeur Schmerling découvrait au cours de l'exploration
d'une grotte qui a conservé son nom des ossements humains dont l'expertise
allait prouver que les plus anciens dataient d'environ 70.000 ans avant J.C..
On peut ainsi savoir que notre région était habitée par des hommes du type
Cro-Magnon et cela dès l'époque glaciaire.
Ces autochtones n'avaient pas réellement conscience de résider sur le territoire engissois et il faut attendre 1050 après J.C. pour trouver mention des noms "ENGEIH" et "INGEIS" sur une charte de l'Abbaye du Val St Lambert. Ces dénominations qui sont à rapprocher du wallon "INDJI" viendraient du patronyme d'un chef romain.
A partir de cette époque et durant près de huit siècles, la "terre d'Engis" allait changer plusieurs fois de mains, passant au gré des rachats féodaux, des legs, des dons ou des héritages d'autorités féodales à nobles familles.
Elle appartint ainsi à Libert Suréal de Warfusée (1102), aux héritiers de Jean Hochet (1375), à Herman de Cologne alors bourgmestre de Liège, puis à son héritier Herman d'Horion (1410). La seigneurie fut ensuite divisée en deux parties, la première étant propriété de Jehan de Berlimont, Sire de Floyon et de Haultepenne, l'autre revenant aux Salme et à leurs descendants. En 1747, le Baron Michel-Henri de Rosen la "rachète" et lorsqu'éclate la Révolution Française, elle appartient à Charles-Henri Hyacinthe, Baron de Rosen. Elle passa encore aux mains des Potesta puis des Macar avant de devenir une commune autonome.
En 1977, lors de la fusion des communes, Engis se voit adjoindre la localité d'Ehein-bas et les villages ruraux de Clermont-sous-Huy et Hermalle-sous-Huy pour former l'entité engissoise actuelle.
En 1062, un document fait état du nom de Clermont. Une phrase parle de "in castello CLARIMONTIS" (au château de MONT-CLAIR). Venue du latin CLARUS MONS (le mont illustre), cette dénomination allait devenir CLAIRMONT, puis CLERMONT.
Les plus anciens vestiges découverts sur le territoire de Clermont sont ceux d'une vaste villa gallo-romaine. Cette construction en bois daterait de la fin du 1er siècle. Reconstruite en dur après un probable incendie, elle hébergeait des bains. Cette partie de la villa était déjà en ruine dans le courant du troisième siècle. Par la suite, le site fut occupé durant le Moyen-Âge.
Au 11ème siècle, Clermont était une seigneurie moyennement importante dépendant du Seigneur de Montaigu.
En 1091, Gislebert de Duras, devenu Comte de Clermont fonde le prieuré de Saint-Séverin. Il fit don de la moitié de l'église et de ses possessions alentours tout en se réservant le droit de protection et de justice.
Vers 1200, la seigneurie appartenait à Thierry de Walcour. Son fils Jacques et lui possédaient de vastes territoires dont une partie, comprenant Ehein, fut donnée à l'Abbaye du Val-Saint-Lambert. Jacques devint, en 1245, seigneur de Clermont et la seigneurie fut cédée à ses descendants. En 1330, le château, la seigneurie et les terres furent offerts à Adolphe de la Marck, alors Evèque de Liège. En 1619, ces biens, excepté le château détruit en 1346, furent cédés en gage à G. de Hodeige pour être revendus 19 ans plus tard au Val-Saint-Lambert et récupérés, en 1666, par Henri de Bavière, Prince-Évêque.
En 1774, la seigneurie fut de nouveau cédée en gage, mais cette fois à Flône. La délimitation des seigneuries de Clermont et de Hermalle allait entraîner de nombreux conflits et pour y mettre fin, on dut procéder, durant l'occupation française (entre 1794 et 1815) à la division des deux communes.
Le premier écrit faisant mention du nom du village remonte à l'an 779. A cette époque, il s'appelait HARIMALA, nom venant probablement du teuton (germanique) et signifiant endroit où se réunissait les hommes d'armes ou terre vague pour le rassemblement des troupes. Ce nom évoluera jusqu'à trouver sa forme actuelle vers 1800. Bien avant cela, l'homme préhistorique habitait cette région. Des ossements et des silex taillés, d'origine néolithique (5500 - 1800 av. J.C.), découverts lors de fouilles l'attestent. Plus tard, Hermalle, et plus particulièrement le thier d'Olne devint un lieu de ralliement pour les troupes de Jules César.
Du Moyen-Age à la fin du 18ème siècle, la seigneurie d'Hermalle est le siège d'une cour féodale dont dépend une infinité de fiefs. Michel était le seigneur d'Hermalle, d'Engis, de Clermont et des Awirs. Ce précurseur de la fusion des communes légua son bien à ses descendants et de génération en génération, la seigneurie se transmit jusqu'en 1605 date à laquelle elle fut vendue une première fois. En 1639, elle fut cédée à Conrad, comte d'Ursel, puis passa aux mains de Guillaume de More en 1704, pour devenir propriété de la famille Louvrex. Le château resta dans la famille Louvrex jusqu'en 1852 lorsqu'il fut vendu au Baron Charles de Potesta dont les héritiers céderont peu à peu des parties du bien.